Qui sont les victimes indirectes de la Covid ?

Déjà deux ans que cette chère Covid s’est immiscée dans nos vies. Sans crier gare, ce virus est apparu comme un cheveu sur la soupe, et depuis, nous essayons tant bien que mal de cohabiter avec lui. Tantôt masculin, tantôt féminin, tantôt alpha, tantôt delta, il se transforme au gré des vagues et des saisons. Nous connaissons ses principales victimes et, dans le but de les protéger, nous acceptons et nous plions à toutes ces restrictions sanitaires. Malheureusement, des victimes indirectes existent. Elles ne sont pas touchées directement par la maladie, mais leur quotidien est gravement impacté par toutes ces décisions sanitaires. Mais qui sont ces victimes indirectes de la Covid ?

La jeunesse

Les enfants en bas âge

Nombreux sont les cris d’alarme lancés par divers psychologues, orthophonistes ou parents. Tous s’inquiètent des conséquences du port du masque en crèche. Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik alerte sur les retards d’acquisition du langage et les problèmes de sociabilité chez les tout-petits. Le masque porté par les adultes perturbe le confort des enfants. En effet, un enfant, surtout quand il n’a pas encore acquis la compréhension verbale, a besoin de voir le visage de l’adulte qui s’occupe de lui toute la journée. Le langage facial est extrêmement important pour la transmission et la perception des sens comme le souligne Agathe Tupula Kabola, orthophoniste. Il faut savoir que la compréhension des mots est augmentée de 50 à 70 % avec la lecture labiale. Imaginez ces petits anges au moment du change ou lorsqu’ils sont consolés. Le visage de l’adulte est complètement occulté par un masque, les privant ainsi de sourire social et de la compréhension des émotions.

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Les adolescents

Jamais cette population n’aura été autant en souffrance qu’actuellement. En effet, depuis 2019, on note une augmentation de plus de 126 % de passage aux urgences chez les 11-17 ans pour des idées suicidaires. Cette population a d’abord souffert des confinements successifs en début de pandémie. On les a ainsi privés d’école et de toute forme d’interaction sociale. En plus, les diverses restrictions sanitaires n’ont fait qu’aggraver la situation en leur interdisant les sorties ou le sport. L’adolescent a besoin des autres, de ses pairs et de son cercle amical pour construire son identité. Aujourd’hui encore, du fait des cas de covid ou cas contacts, ils perdent énormément de jours d’école. Chose néfaste à la fois d’un point de vue social, mais également éducatif. Autre point important, l’anxiété et le stress de leurs parents, liés à l’incertitude de l’avenir. Les adolescents ressentent ce genre de chose puissance 10 car ils ont généralement une sensibilité exacerbée et ont souvent du mal à faire la part des choses.

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Photo de Nandhu Kumar provenant de ©Pexels

Les étudiants

C’est la même chose pour les jeunes adultes qui, pour bon nombre d’entre eux ont vu leurs revenus disparaître, laissant place à une précarité encore plus oppressante qu’auparavant. Les confinements, couvre-feux ainsi que la fermeture des bars, restaurants, discothèques et autres lieux de divertissement ou de culture ont également nettement dégradé la santé mentale de nos étudiants. L’isolement et la solitude ont énormément pesé sur eux et cette population déjà fragile en temps normal l’a encore plus été durant ces deux dernières années.

Les personnes âgées

Personnes âgées tristes par Caballo sur ©Adobe Stock

En occultant le fait que c’est la population cible et à risque du covid, les personnes âgées ont énormément souffert de la solitude et de l’abandon forcé de leurs proches. Ces derniers n’ayant plus l’autorisation de les visiter afin d’éviter de les contaminer. Beaucoup d’entre eux n’ont pas été emportés par la covid, mais par la solitude et le syndrome dit de « glissement ». Ce syndrome se caractérise par une décompensation aiguë au niveau physique et psychique. Concrètement, la personne n’est plus attirée par la vie et se laisse peu à peu mourir. Elle ne s’alimente plus, ne s’hydrate plus, souhaite rester à l’écart des autres. C’est une forme passive de suicide à la fois sur le plan physique et psychique, comme l’explique Laurence Orieux, psychologue clinicienne.

Les non-vaccinés

Ces personnes, dont rappelons-le, rien n’oblige à se faire vacciner, ont vu leurs droits et libertés s’amenuiser au fil des mois. Le débat n’est pas de savoir s’ils ont tort ou raison, mais de voir que leur vie et leurs habitudes se sont considérablement dégradées depuis l’arrivée du passe sanitaire et plus encore avec le passe vaccinal. Les qualifiant de citoyens de seconde zone, ils se sont vus insulter par bon nombre de politiciens ou personnalités publiques. Un tel acharnement sur des personnes coupables de rien ne s’était alors jamais vu.

Avec l’arrivée du variant Omicron, la dangerosité du virus a considérablement diminué et les restrictions sanitaires s’amenuisent petit à petit. Tout n’est pas encore revenu encore à la normale, mais nous espérons vivement que ça en prend le chemin. Plus tard, on pourra se poser la question du bien-fondé de telles mesures. Il est encore trop tôt pour y répondre, mais il est évident que ce thème sera évoqué dans les prochains mois. Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire.

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