Perdue entre vice et vertu

On se développe dans un monde où un nombre incalculable de valeurs, de principes, de dictats s’impose à nous. La société nous inculque ses idées préconçues, qui s’ancrent par la suite dans nos esprits. Elles sont néanmoins en perpétuel changement. 

L’évolution de la pensée et des mentalités a pour conséquence cet éloignement des principes traditionnels et universels. On se perd alors entre le bien et le mal.

Dans l’objectif d’être en phase avec soi-même, l’image que l’on renvoie à autrui devient alors d’une importance secondaire. La question de savoir à qui l’on peut se fier régit nos rencontres. 

La vertu et le vice, le bien et le mal, le noir et le blanc ; aussi extrêmes et complémentaires soient-ils, comment décider de ses propres limites afin d’être en cohésion avec son soi intérieur ?

Vivre sans trop de remords ni de regrets et se respecter est fondamental. Se protéger l’est aussi. Le cœur est aussi fragile que le cerveau est instable. 

Pourquoi, quand la raison décide, cela ne séduit-il pas ? L’impulsion du cœur est, je l’avoue, plus instinctif, mais il amène à beaucoup d’erreurs. Aveuglé par les émotions, une vague de sentiments l’emporte sur le tout. Prendre du recul est nécessaire, mais parfois, le temps vient à manquer. Submergé, on agit alors tel un animal sauvage. 

Irréfléchie je l’étais, et j’ai vécu en écoutant seulement l’impulsion du cœur. Et je peux vous l’assurer, j’ai plus souvent pleuré que souri. Cependant, lorsque la décision s’est avérée être la bonne, le bonheur qui m’envahissait était enivrant.

En outre, comment se défaire de cette pression qui pèse sur nos épaules ? Quelles nuances de gris me correspondent le mieux ? Lutter contre la tentation ou assouvir son désir, quitte à en assumer les conséquences ? Tout est une question de mesure à définir avec soi-même. 

La confiance en soi est essentielle à notre bon équilibre. Nos relations dépendent tout d’abord de notre bien-être intérieur. Se comprendre, se connaître et, oserais-je le dire, s’aimer. Être en guerre avec soi-même, aller à l’encontre de ce que l’on ressent et se plonger dans un déni profond est fréquent et néfaste. 

Comment se construire sans aucune base stable est la grande question. Comment se défaire de ce combat avec ce côté si sombre de sa personne ? Pourquoi les autres devraient nous définir avec leurs avis, leurs préjugés, leurs normes sociales ?

En sortant de son chez-soi, le comportement doit être, paraît-il, sans erreur. Du tout doit résulter une apparence impeccable. Épuisée de réfléchir à ce qu’il faut dire ou non afin de se tenir au mieux pour paraître sexy mais pas vulgaire, sage mais pas prude, tendance mais pas hautaine, intelligente mais pas rat de bibliothèque, et j’en passe. Cela ne devrait plus tarauder nos esprits. On devrait naturellement se sentir soi-même, libre de se comporter et de s’exprimer comme des femmes fortes et indépendantes.

Et si j’avais grandi dans un milieu impartial, une société qui n’imposerait aucune règle de vie, comment aurais-je évolué ? Qui et quoi définirait mes principes ? 

A la fois perdue entre mon environnement, mes relations et mon être aux sentiments si extrêmes et passionnés, j’en ressors presque éreintée. 

Un commentaire

  1. Bonjour, très bon article. Effectivement la société joue principalement un rôle sur tout cela il est dur de s’écouter à soi sans regarder la société et l’entourage.

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